Nos sociétés sont de plus en plus conscientisées et informées face aux problématiques environnementales, de ce fait, il est essentiel de mettre en œuvre des stratégies pour limiter la dégradation de notre milieu et favoriser le développement durable.
Les effets des déchets issus de la chimie du pétrole sur l'ensemble des écosystèmes marins ou terrestres sont aujourd’hui connus et mesurés. Le traitement par incinération contribue à l’émission de gaz à effet de serre, alors que l’enfouissement pose le problème de la très lente dégradation de ces produits (100 à 400 ans). Aujourd’hui encore, 50 % des déchets plastiques sont enfouis. Pour pallier à ce problème, BioMatera a développé une résine biodégradable, compostable et recyclable pouvant remplacer un bon nombre d'objets faits de plastique conventionnel.
Par cette substitution nous estimons pouvoir réduire considérablement l’utilisation de ressources naturelles non-renouvelables, en l’occurrence le pétrole. De 4 à 8 % du pétrole mondial est transformé en polymères, ce qui équivaut à plus de 200 millions de tonnes de pétrole brut par année.
L’utilisation de notre résine contribuera aussi à la diminution des déchets faits de plastiques que l’on retrouve dans les sites d’enfouissements. Ces déchets, composés à 84 % d’emballages, occupent de 18 à 26 % du volume d’un site d’enfouissement.
Nous diminuerons aussi la pollution chimique en réduisant l’utilisation de pétrole pour la fabrication de polymères. Le raffinage du pétrole entraîne le rejet de nombreux polluants atmosphériques, notamment les oxydes de soufre, les oxydes d’azote, les COV (composés organiques volatils), les particules, le monoxyde de carbone et le benzène, ainsi que de nombreux gaz à effet de serre (GES). D’après l’Inventaire national des rejets de polluants d’Environnement Canada, 21% des oxydes de soufre (SOx), 13% des oxydes d’azote (NOx) et 19% des composés organiques volatils recensés au Canada sont attribuables aux activités du secteur en amont de l’industrie pétrolière.
Certaines études concernant le cycle de vie des PHA ont été réalisées nous permettant de faire la comparaison avec les polymères issus de la pétrochimie. Il est important de noter que les analyses de cycle de vie du PHA portent parfois sur des situations qui ne correspondent pas à celle de BioMatera. Par exemple, si la source d’énergie électrique dans l’analyse est produite à partir de charbon il y aura plus d’émissions de GES que si la source d’énergie est l’hydroélectricité, ce qui est notre cas. Selon un estimé conservateur, la substitution d’une tonne de polyéthylène à basse densité (LDPE) par notre biopolymère réduira de 1,6 tonnes les émissions de gaz à effet de serre.